
De Tenebris
Le Diable n’a pas de corne(s) — Tome I
Science-fiction
Ebook / Kindle • Broché • Relié
Acheter / découvrir le livre
Résumé
Six nouvelles écrites entre 1993 et 1995, six façons d’explorer ce qui se cache derrière les apparences. Télépathie, apocalypse, guerre, création littéraire, lycanthropie et deuil composent un voyage entre fantastique, satire noire et romantisme, des ténèbres jusqu’au retour à la lumière.
Description
Le Diable n’a pas toujours de cornes. Et les ténèbres ne prennent pas toujours la forme que l’on attend.
Écrites entre 1993 et 1995, alors que Benoît J. Caron avait une vingtaine d’années, les six nouvelles réunies dans De Tenebris explorent déjà quelques-unes des questions qui traverseront plus tard son œuvre : que reste-t-il de nos certitudes lorsque le réel cesse d’obéir aux règles que nous lui prêtions ? Où se situe réellement le monstre ? Et que révèle l’obscurité lorsque les apparences disparaissent ?
Dans Célia, une jeune femme découvre ce que deviendrait le monde si les pensées humaines cessaient soudain d’être secrètes. Le don rêvé se transforme en confrontation avec un Chaos beaucoup moins confortable que l’ignorance.
Nouvelle très Hot ! choisit au contraire le grotesque et l’absurde : tandis que le Soleil enfle inexorablement, l’humanité poursuit ses manies, ses institutions et ses absurdités jusque dans l’apocalypse.
La Mort, en abaissant sa faux… quitte la satire pour une vision beaucoup plus mélancolique : deux jeunes gens s’aiment dans un monde marqué par la destruction, parmi les ruines et les traces d’une violence dont ils ne mesurent pas toujours l’héritage.
Avec Le Traqué, le fantastique devient mise en abyme. Un écrivain habitué à inventer l’effroi découvre ce qu’il advient lorsque la créature cesse d’obéir à son créateur et que la fiction revendique soudain sa place dans le réel.
Garou joue à son tour avec les frontières du récit, du mythe et du lecteur. Loups-garous, cirque, démon et malédiction s’y rencontrent dans une histoire volontairement construite comme un « prétexte », jusqu’à faire du livre lui-même une pièce du piège.
Enfin, Mirabilis — Retour à la lumière abandonne presque entièrement le monstre extérieur. La Nuit y devient présence, amante et consolatrice d’un homme confronté à l’absence. Après les ténèbres, reste alors un choix : la rivière, la forêt… ou le chemin qui ramène vers la lumière.
Tour à tour drôle, cruel, étrange, tendre, cynique ou profondément romantique, De Tenebris est aussi le témoignage d’une écriture de jeunesse qui expérimente déjà les ruptures de ton, le second degré, l’adresse au lecteur et le jeu avec les conventions du fantastique.
Car le véritable sujet de ces nouvelles n’est peut-être pas le surnaturel. Il est ce que l’Humain révèle de lui-même lorsqu’on éteint la lumière.