
Camille Lemaire Auteur
Écrire, c'est offrir au futur le souffle vibrant des âmes d'autrefois
Auteur des Hauts-de-France, membre de l'ADAN, passionné d’histoire et de généalogie depuis plus de trente-cinq ans, je puise dans le passé la matière de mes romans. Entre intrigues historiques, enquêtes et secrets oubliés, j’aime mêler faits réels et fiction pour faire revivre les hommes, les lieux et les mystères d’autrefois.
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Présentation
Âgé de 67 ans et aujourd’hui retraité, je peux enfin consacrer une grande partie de mon temps à ce qui m’accompagne depuis toujours : l’histoire, la généalogie, la lecture et l’écriture.
Généalogiste éclairé depuis plus de trente-cinq ans, j’aime remonter le fil du temps, ouvrir les vieux registres, parcourir les archives et retrouver derrière un nom, une date ou une signature, le destin d’un homme ou d’une femme. Cette passion pour les traces du passé nourrit naturellement mon imagination et mes romans.
Mon goût de la littérature s’est construit auprès d’auteurs qui ne m’ont jamais vraiment quitté : Alexandre Dumas, pour le souffle de l’aventure et de l’Histoire ; Jules Verne, pour l’imagination et le goût du voyage ; Alphonse Daudet, Antoine de Saint-Exupéry et Jules Michelet, pour leur regard sur les hommes et leur époque. Plus près de nous, les romans d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, mêlant histoire, énigmes et secrets, font également partie de mes lectures favorites.
Mon aventure d’auteur a commencé avec La Bande des Quatre et l’Épée légendaire, un roman qui tient une place particulière dans mon cœur puisqu’il met en scène mes propres petits-enfants. À travers eux est née l’envie de transmettre, de faire rêver et d’entraîner mes lecteurs dans des aventures où le présent peut, à tout instant, croiser le chemin du passé.
J’ai ensuite plongé davantage dans le roman historique avec les aventures de Philibert de Wissocq, à travers Philibert de Wissocq – Naissance d’un héros, La Fleur de Lys et La Guerre des Sorcières. J’aime y mêler personnages de fiction et réalités historiques, intrigues, croyances, enquêtes et destins humains, en essayant toujours de restituer l’atmosphère d’une époque.
Avec Montségur, le testament secret, mon écriture s’aventure dans une intrigue plus contemporaine, où enquête policière, mémoire, Histoire et secrets enfouis se rejoignent.
J’écris souvent la nuit, lorsque le silence enveloppe mes mots et que le monde semble ralentir autour de moi. Une douce musique d’Enya, quelques œuvres classiques en arrière-plan, et peu à peu les personnages prennent vie, les décors apparaissent et l’histoire poursuit son chemin. Ce sont ces heures silencieuses que j’affectionne particulièrement, lorsque l’imaginaire peut voyager sans être interrompu.
Membre de l’ADAN, l’Académie des Auteurs des Hauts-de-France, j’aime aussi aller à la rencontre de mes lecteurs. Lorsque l’occasion se présente, je privilégie des dédicaces dans des lieux d’exception, chargés d’histoire et de mémoire. Parce qu’à mes yeux, la rencontre entre un auteur, un lecteur, un livre et un lieu peut elle aussi devenir une histoire.
Écrire est pour moi une façon de transmettre, mais également de faire revivre ceux que le temps menace parfois d’effacer. Derrière mes romans se trouve toujours la même envie : raconter, surprendre, émouvoir et donner au lecteur le désir d’aller voir un peu plus loin derrière les portes de l’Histoire.
« Écrire, c’est offrir au futur le souffle vibrant des âmes d’autrefois. »
Livres de l’auteur
La Fleur de Lys
Roman
En l’an 1252, Philibert de Wissocq, héros de Bouvines, affronte une série de meurtres d’une rare sauvagerie dans l’Audomarois. Avec l’aide de ses fidèles…
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.
La Bande des Quatre et l’épée légendaire
Roman
rois adolescents et leur chien Mystère découvrent, sous l’église de Péronne-en-Mélantois, un incroyable secret lié aux Templiers et à une épée légendaire. De Siegfried…
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.
Philibert de Wissocq
Roman
Découvrez la jeunesse de Philibert de Wissocq, chevalier du XIIIᵉ siècle, héros de la bataille de Bouvines et gardien d’une épée légendaire transmise par…
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.
La Guerre des Sorcières
Roman
En 1253, la Pévèle et le Mélantois sombrent dans la terreur : des hommes sont retrouvés vidés de leur sang, et l’on murmure déjà…
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.
MONTSÉGUR
Thriller
UN HOMME MEURT. UN SECRET RESSURGIT. À 96 ans, le décès d’un pensionnaire dans une résidence pour seniors de la banlieue lilloise semblait n’être…
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.
Interview de l’auteur
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Camille Lemaire, j’ai 67 ans et je suis retraité. Passionné d’histoire, de généalogie depuis plus de trente-cinq ans et bien sûr d’écriture, j’aime faire revivre le passé à travers mes romans. Je suis avant tout un auteur curieux, attaché à mes racines, à ma région et aux histoires humaines qui se cachent derrière la grande Histoire. J’écris avec mes émotions, mes recherches, mais aussi avec une bonne part d’imagination.
Comment avez-vous commencé à écrire ?
Depuis tout jeune, j’ai toujours aimé écrire. À l’école, il y avait les rédactions, comme on disait autrefois, puis les dissertations. J’aimais déjà raconter, imaginer, jouer avec les mots. Et surtout, j’ai toujours eu l’habitude de griffonner des idées, des personnages ou des situations sur un coin de feuille.
Mais c’est pendant la période du Covid que j’ai décidé d’écrire réellement, d’aller au bout d’une histoire et de construire un roman. C’est ainsi qu’est né le roman: La Bande des quatre et l’épée légendaire, inspiré par mes petits-enfants. Depuis, l’écriture ne m’a plus quitté.
Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire ?
Ce qui me donne envie d’écrire, c’est avant tout l’observation. J’ai travaillé vingt ans comme photographe, un métier qui m’a appris à regarder les gens, les lieux, les attitudes et tous ces petits détails qui racontent parfois bien plus qu’un long discours.
J’ai ensuite passé vingt autres années dans le domaine social, à accompagner des demandeurs d’emploi très éloignés du monde du travail, avec l’idée de les aider à retrouver une place, une confiance en eux et surtout une dignité par le travail. Toutes ces rencontres humaines m’ont beaucoup appris.
Aujourd’hui, tout cela nourrit mon écriture. J’observe toujours de la même manière, mais au lieu de saisir une image avec un appareil photo, j’essaie de la faire vivre avec des mots. Derrière chaque visage, chaque silence, chaque parcours, il y a une histoire possible.
Quels genres littéraires aimez-vous écrire ?
J’aime surtout écrire des romans historiques fictionnels, parce qu’ils me permettent de partir de faits, de lieux ou de personnages ayant réellement existé, puis d’y mêler mon imagination.
J’aime également le thriller, les enquêtes, les mystères et les secrets qui traversent parfois les siècles. Le Moyen Âge occupe une place importante dans mes romans, mais j’aime aussi faire ressurgir le passé dans des intrigues contemporaines.
Finalement, j’aime mélanger l’Histoire, l’aventure, le suspense et l’humain. Et puis, un jour, je m’essaierais bien à la biographie. Retracer la vie d’une personne, comprendre son époque, ses choix, ses joies et ses épreuves… cela rejoint finalement ce que j’aime depuis toujours : chercher derrière un nom ou une date l’être humain qui s’y cache.
Quels auteurs ou œuvres vous ont particulièrement influencé ?
J’ai eu la chance de grandir entouré de livres. Mes parents ont toujours beaucoup lu, et je les ai presque toujours connus un livre à la main. J’ai d’ailleurs hérité de la prestigieuse bibliothèque de mon père, dans laquelle j’ai découvert et redécouvert de nombreux auteurs.
Parmi ceux qui m’ont particulièrement marqué, il y a bien sûr Alexandre Dumas, pour son souffle romanesque et sa façon de faire vivre l’Histoire, Jules Verne, pour son imagination et son goût de l’aventure, mais aussi Alphonse Daudet, Saint-Exupéry et Jules Michelet. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Éric Giacometti et Jacques Ravenne, notamment pour leur manière de mêler histoire, enquête et mystères.
Et puis il y a mon épouse, lectrice insatiable, qui dévore les livres depuis toujours. Elle est aussi ma première lectrice et, sans aucun doute, ma critique littéraire la plus exigeante. Son avis compte énormément pour moi… même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle !
Comment naissent les idées de vos livres ?
Les idées peuvent naître de presque rien : un mot, une phrase entendue au hasard, un regard, un lieu, une attitude ou simplement une idée qui traverse l’esprit. Je suis très observateur, sans doute à cause de mon passé de photographe, et j’ai gardé cette habitude de regarder attentivement ce qui m’entoure.
Dans mes romans, beaucoup de situations et certains personnages sont d’ailleurs inspirés de la vie réelle, de personnes croisées ou rencontrées. Bien sûr, je les remodèle, je les transforme, je les mélange parfois à d’autres, jusqu’à ce qu’ils deviennent totalement romanesques.
Il suffit parfois d’un détail pour que l’imagination se mette en marche. Je me demande alors : Qui est cette personne ? Que cache ce regard ? Et si les choses s’étaient passées autrement ? À partir de là, l’idée grandit, les personnages prennent vie et l’histoire commence à se construire.
Je griffonne beaucoup de choses. Certaines idées resteront quelques mots sur un bout de papier, tandis que d’autres deviendront, parfois bien plus tard, le point de départ d’un roman.
Avez-vous une méthode ou un rituel d’écriture particulier ?
Oui, j’ai mes petites habitudes. J’écris souvent quand il pleut — et dans le Nord, de ce côté-là, nous sommes plutôt gâtés ! J’aime particulièrement travailler tard, le plus souvent entre minuit et deux heures du matin, lorsque la maison est silencieuse et que rien ne vient interrompre le fil de mes idées.
La musique m’accompagne presque toujours. Selon les scènes, je peux passer d’Enya au jazz, d’Era à la musique classique. Elle m’aide à entrer dans l’ambiance, à trouver le rythme d’un passage ou simplement à rester concentré.
Et lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, j’ai toujours un calepin à portée de main. J’y note une phrase, une idée, un dialogue ou quelques mots qui me viennent à l’esprit. Je sais par expérience qu’une bonne idée qui n’est pas notée tout de suite a parfois la mauvaise habitude de disparaître !
Quel livre parmi les vôtres conseilleriez-vous pour vous découvrir ?
C’est une question difficile, parce que chacun de mes romans représente une période, une envie et une part de moi.
La Fleur de Lys reste le préféré de mon épouse, qui est pourtant ma critique la plus exigeante. La Guerre des Sorcières a, de son côté, beaucoup plu à mes lectrices et à mes lecteurs, ce qui m’a évidemment fait très plaisir. Et La Bande des quatre et l’épée légendaire conservera toujours une place particulière, puisque c’est avec lui que tout a réellement commencé.
Mais s’il ne fallait en choisir qu’un pour me découvrir aujourd’hui, je dirais sans doute le dernier, Montségur, le testament secret. C’est celui qui rassemble le mieux ce que j’aime écrire : l’Histoire, l’enquête, les mystères, les personnages, les secrets du passé et cette frontière entre la réalité et la fiction que j’aime tant explorer.
Alors oui, c’est très difficile de choisir entre ses propres livres… mais je dirais le dernier.
Quels sont vos projets ou prochains livres ?
J’ai envie de continuer dans la lancée de Montségur, le testament secret, avec une histoire assez peu banale qui mêlera des écrivains, des ingénieurs et des savants de la fin du XIXe siècle à une énigme qui, elle, se déroulera de nos jours. J’ai déjà quelques pistes, quelques personnages et surtout beaucoup de notes griffonnées ici et là.
Et puis, dans un tout autre registre, une autre histoire commence à prendre forme. Elle se déroulera en 1914, dans un contexte très particulier, avec une approche assez différente de ce que j’ai écrit jusqu’à présent.
Mais pour celle-là… chut, c’est encore un secret.
Quel message aimeriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
Avant tout, j’aimerais leur dire merci. Un livre peut demander des mois, parfois des années de travail, de recherches, de doutes et de nuits un peu trop courtes… mais il ne prend réellement vie que lorsqu’un lecteur l’ouvre.
Lorsque j’écris, mon souhait est assez simple : vous faire oublier pendant quelques heures le monde qui vous entoure, vous emmener ailleurs, dans une autre époque, au détour d’une enquête, d’un mystère ou à la rencontre de personnages que vous aurez peut-être du mal à quitter.
J’aimerais aussi transmettre cette curiosité qui m’accompagne depuis toujours. L’Histoire n’est pas seulement une succession de dates : elle est faite d’hommes et de femmes, de passions, de choix, de drames, de petits bonheurs et parfois de grands secrets. Derrière un vieux document, une photographie, un nom gravé sur une pierre ou une porte que l’on croyait fermée, il y a souvent une histoire qui ne demande qu’à être racontée.
Si, après avoir refermé l’un de mes romans, un lecteur a envie de vérifier un fait historique, de rechercher un personnage, de regarder autrement un lieu qu’il croyait connaître ou simplement de continuer à rêver quelques minutes encore, alors j’aurai réussi une partie de ce que je voulais faire.
Et surtout, je voudrais leur dire : continuez à lire, soyez curieux, laissez-vous surprendre. Les livres nous font voyager sans passeport, rencontrer ceux qui ne sont plus là et parfois même mieux comprendre ceux qui nous entourent.
Quant à moi, tant que j’aurai des histoires en tête, quelques notes dans un calepin et des lecteurs pour tourner les pages… je continuerai à écrire.